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Le vrai docteur
Faust (1480-1540) aurait vécu dans la région de Heidelberg. Mais
ni sa date de naissance ni son lieu de vie ne sont réellement connus.
De lui, on dit qu’il s’adonnait aux arts divinatoires, à la magie et,
comme de nombreux alchimistes de son temps, à l’astrologie et à
la recherche de la pierre philosophale. On en fit un rebelle. Dès sa
mort, la littérature s’empare de la légende du Docteur Faustus
à l’occasion du Volksbuch, Erzählungen vom Zauberer Faust attribué
à Christoph Rosshirt (1570). Marlowe en Angleterre, puis Lessing en Allemagne
reprennent la légende du savant et du diable. Plus tard, Goethe lui confère
ses lettres de noblesse. L’œuvre la plus célèbre de la littérature
allemande est aussi celle de toute une vie. Faust I fut traduit, en prose,
par Gérard de Nerval. À l’étranger, le mythe inspire Paul
Valéry, en Allemagne Thomas Mann (Doktor Faustus, 1947). Des musiciens
tels Berlioz, Liszt, Mendelssohn, Schubert, Schumann ou Gounod interprètent
l’histoire diabolique de Faust et Marguerite. René Clair filme La
beauté du diable et conclut l’histoire sur une note optimiste :
le diable est vaincu.
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Ph © Ruth WALZ
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